Les professionnels de la piscine s’adaptent pour proposer des piscines écologiques pour la planète et économiques pour l’utilisateur.

Frédéric Gillard
ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ DE WATERAIR BELUX
Frédéric Gillard, administrateur délégué de Waterair BeLux, dirige aujourd’hui l’entreprise familiale fondée par son père, Gilles Gillard, qui accompagne les projets de piscines en Belgique et au Luxembourg depuis plus de 35 ans.
Il tient à contredire un cliché qui a la vie dure : « Certaines personnes pensent encore que l’achat d’une piscine n’est pas du tout écologique, d’autant plus qu’avec le changement climatique, des restrictions d’eau sont parfois en vigueur dans certaines communes. Or, nous avons accompli de nombreux progrès ces dernières années pour faire en sorte que l’achat d’une piscine reste un achat plaisir, tout en évitant les coûts énergétiques importants et une consommation d’eau excessive. Le terme éconologique prend donc tout son sens pour nous : économe en énergie tout en maintenant un impact environnemental maîtrisé ».
Grâce à son centre de R&D, l’usine Waterair a développé un tout nouveau système de panneaux en acier, permettant d’obtenir une structure encore plus durable. « Ainsi, avec cette nouvelle technologie, nous pouvons désormais porter la garantie structurelle à 30 ans, au lieu de 20 précédemment. L’impact environnemental est moindre également, car la durabilité accrue de la structure limite fortement les interventions lourdes et les coûts associés sur le long terme », souligne F. Gillard.
La piscine urbaine
Waterair a également développé le concept de piscine urbaine : grâce à son système de piscine en kit et sa conception modulaire en panneaux d’acier, la piscine peut être acheminée à travers une habitation lorsque l’accès au terrain est limité, parfois même en passant par la porte d’entrée de la maison.
- Pour Frédéric Gillard, cette innovation apparaît comme une évidence :
« L’analyse de plusieurs milliers d’installations réalisées au fil des décennies montre une évolution claire du marché : les bassins deviennent plus compacts et mieux dimensionnés. Leur superficie moyenne diminue d’environ 10 m² par décennie, une évolution qui accompagne également la réduction progressive de la taille des terrains et l’évolution des modes d’habitat. Cette tendance répond à une double exigence environnementale et énergétique, car des volumes d’eau plus maîtrisés permettent de réduire significativement la consommation d’énergie, les besoins en traitement et l’empreinte globale d’utilisation.
La piscine de demain ne sera pas plus grande : elle sera plus intelligente, mieux pensée et plus responsable.
C’est la raison pour laquelle nous avons créé le concept de piscine urbaine, une technique qui ne nécessite pas de disposer d’un large accès pour faire entrer les piscines dans les propriétés. Vu leur taille, ces piscines urbaines présentent l’avantage supplémentaire d’être peu énergivores et d’avoir un faible volume d’eau qui les rend plus faciles à entretenir et à chauffer. Par ailleurs, une piscine bien entretenue ne nécessite plus de vidange complète ».
Le concept de piscine urbaine permet donc de s’adapter au terrain des clients, tout en évitant des travaux lourds et un bétonnage excessif.
« Nous réduisons également l’impact environnemental du chantier.
La piscine urbaine s’impose ainsi comme une réponse parfaitement adaptée aux enjeux actuels. Le pouvoir d’achat jouant également un rôle, les gens préfèrent aussi un bassin plus compact mais mieux équipé, qu’ils peuvent faire évoluer dans le temps.
Escalier, régulation automatique facilitant l’entretien, couverture automatisée…
Autant d’équipements qui améliorent le confort d’utilisation et permettent d’adapter progressivement l’investissement, bien au-delà du seul fait de nager. »
« La piscine de demain ne sera pas plus grande. Elle sera plus intelligente, mieux pensée et plus responsable », conclut F. Gillard.