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Durabilité

Façonner l’avenir des matériaux usagés

Stany Vaes

Directeur général de go4circle

Les déchets sont au cœur de l’actualité. Les initiatives visant à limiter les déchets ou à leur assurer un traitement durable poussent comme des champignons (parfois même au sens littéral !).

Stany Vaes, directeur général de go4circle , salue ces initiatives mais invite les autorités à prendre des mesures contraignantes, pour que tout un chacun emboîte le pas.

« Ces déchets, ils sont à nous. Le nombre de personnes, entreprises, villes, etc. qui semblent s’en rendre compte ne cesse de progresser. Certaines d’entre elles passent même à l’action.

De plus en plus d’entreprises se mettent par exemple à adapter leurs produits. Pensez à Valvert, qui a lancé au début de l’été une bouteille en plastique fabriquée au départ de 100% de matériaux recyclés, et qui est de surcroît recyclable à 100 %. Ou encore à Coca-Cola, qui a troqué cette année sa très célèbre bouteille verte de Sprite contre des bouteilles transparentes en PET, car elles se recyclent mieux. Un exemple sans équivoque où l’éco-conception a prévalu sur le marketing.

Des villes et communes entreprennent elles aussi des actions : des achats circulaires à l’introduction de la consigne de leur propre initiative, dans l’espoir de lutter contre les déchets sauvages à l’échelle locale.

Les nouveaux gouvernement régionaux ont inclus dans leurs déclarations respectives plusieurs engagements pour davantage d’économie circulaire. Espérons qu’ils soient transposés en texte de loi concrets et contraignants.

Notons également qu’il existe de nombreuses familles et qui, chacune à leur niveau, s’efforcent d’arriver au Zéro Déchet. Il ne se passe d’ailleurs pas un seul jour sans que les médias relayent une initiative, quelle que soit son envergure.  »

Des actions isolées

« Toutes ces initiatives « volontaires » témoignent de l’intérêt que nous portons peu à peu à nos déchets. Bien que ces projets soient positifs, ils n’en demeurent pas moins des actions isolées, majoritairement individuelles. Si nous voulons réellement toucher l’ensemble de la société, il faudra que les autorités interviennent avec insistance dans les débats et prennent des mesures.

L’Europe, elle aussi, l’a bien compris. Quand elle a constaté que les engagements volontaires proposés dans le cadre de la stratégie européenne sur les plastiques n’étaient pas suffisants, la Commission elle-même a pris l’initiative d’obliger les entreprises à utiliser au moins 30 % de plastique recyclé dans les emballages plastiques pour boissons à l’horizon 2030.

Des initiatives de ce genre sont nécessaires pour transformer notre société actuelle du « prêt-à-jeter » en une économie circulaire dans laquelle les produits sont utilisés le plus longtemps possible et recyclés en fin de vie pour être réutilisés. »

Le rôle des autorités

« Cela requiert des décisions politiques audacieuses et des choix en faveur des matériaux circulaires. Comme un taux de TVA réduit pour les produits à base de matériaux recyclés. Ou des taxes et des fonds d’investissement qui stimulent réellement la progression du recyclage et l’utilisation de matériaux recyclés, et qui ne servent pas uniquement à combler un vide budgétaire. Ou encore des initiatives visant à éliminer les obstacles juridiques et techniques au recyclage et à l’utilisation des matériaux recyclés. Et ainsi de suite !

Les nouveaux gouvernement régionaux ont inclus dans leurs déclarations respectives plusieurs engagements pour davantage d’économie circulaire. Espérons qu’ils soient transposés en texte de loi concrets et contraignants. Pour que l’avenir des matériaux usagés prenne réellement forme au travers de notre société. »

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