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Le brevet, un moteur de l’innovation écologique

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Nos sociétés font face à des difficultés environnementales majeures. Celles-ci pourront être résolues en grande partie par les développements technologiques. Pour motiver ceux-ci, les brevets permettent la protection des innovations et favorisent les retours sur investissements.

Texte : Philippe Van Lil

Nicolas Pecher

Nicolas Pecher

Associé

Pecher & Partners

Marco Connor Associé Pecher & Partners

Marco Connor

Associé

Pecher & Partners

Tout le monde a conscience que le recours aux énergies fossiles par de nombreux secteurs d’activité a des conséquences particulièrement délétères sur l’environnement. Mais, comme le soulignent Nicolas Pecher et Marco Connor, associés chez Pecher & Partners, supprimer ces énergies fossiles n’est pas si simple : « Il existe plusieurs freins. Tout d’abord, si l’on arrêtait toutes les activités fossiles du jour au lendemain, de grandes entreprises perdraient de l’argent ainsi que leurs investisseurs. »

« Ensuite, du côté des représentants politiques, on ne voudrait pas qu’une partie de la population active dans le charbon et les autres énergies fossiles se retrouvent au chômage. Les solutions alternatives créeront certes de nouveaux emplois mais ne concerneront pas les mêmes personnes. »

Devenir vert coûte cher

Les deux experts pointent un autre frein de taille : « Devenir vert coûte très cher ! Et personne n’a envie d’investir à perte. » Le brevet peut constituer une grande partie de la solution à ce problème. Il permet en effet de donner un monopole à celui qui investit dans la recherche. « Un brevet permet à l’investisseur de ‘retomber sur ses pattes’ grâce au monopole engendré par le brevet. Les représentants politiques sont satisfaits car le dynamisme économique ainsi engendré favorise la création d’emplois. »

Un brevet constitue une garantie pour l’investisseur grâce au monopole engendré par le dépôt de ce même brevet.

Nicolas Pecher et Marco Connor soulignent qu’aujourd’hui, de nombreuses entreprises se sont engagées dans cette voie. « De nos jours, la situation écologique est telle qu’il faut repenser complètement notre manière de vivre. L’un des axes principaux de la recherche est la diminution des émissions de CO2. Le secteur du transport dépose énormément de demandes de brevet en ce sens. Ces brevets verts constituent un atout : ils font sauter les blocages, notamment auprès des investisseurs qui ont ainsi la garantie que les entreprises continueront à générer des profits grâce aux monopoles. »

Nos interlocuteurs relèvent enfin que sur la question du financement de la recherche, l’intervention de la Région wallonne est intéressante et que les Business Angels sont particulièrement sensibles aux aspects environnementaux.

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