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La Wallonie, terre d’innovation et d’exportation

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En développant des partenariats avec des organismes financiers et des acteurs locaux, des entreprises wallonnes s’implantent avec succès sur le marché international. Entretien avec Benoît Autem, Managing & Marketing Director de D-tek.

Texte : Olivier Clinckart

Benoît Autem

Managing & Marketing Director

D-tek

En quoi le soutien d’organismes financiers a-t-il bénéficié à votre société de biotechnologie, qui développe des trousses de détection pour les maladies auto-immunes ?

Benoît Autem : « Ces interventions à différents moments de la vie de notre entreprise, créée en 1995, ont été des éléments importants nous permettant de continuer à faire du développement en Wallonie. Ainsi, nous avons fait appel à des intervenants externes, plus ou moins liés à la Région wallonne, pour plusieurs projets : la SRIW, Novallia ou encore les invests. »

La Région wallonne vous apporte également une aide plus directe ?

B. A. : « Concernant la recherche, nous avons des projets importants de pôle avec plusieurs partenaires. Sur base de la présentation et de la validation d’un projet par un jury externe, la Wallonie octroie une série de financements pour permettre la recherche et le développement en Région wallonne, avec un ancrage fort dans tout ce qui est lié à la production et à la valorisation du projet. 

En tant que petite structure, il est important de pouvoir compter sur le soutien de l’AWEX qui nous permet d’entrer en contact avec des distributeurs ou des prospects. 

La Wallonie est une terre d’exportation. En tant que petite structure, il est important de pouvoir compter sur le soutien de l’AWEX, qui par ses actions (invitations d’acteurs étrangers, organisation de foires…), nous permet d’entrer en contact avec des distributeurs ou des prospects. »

Précisément, la Wallonie est également une terre de production grâce à ses acteurs locaux. Vous appelez ça la force des liens faibles : plus on établit de liens faibles avec de petites entreprises plus il devient difficile de vous attaquer. 

B. A. : « Ces liens sont dits ‘faibles’ car ils ne lient pas les différents partenaires de manière irrémédiable. D-Tek est un petit acteur sur le marché par rapport aux géants du secteur, mais contrairement à ces géants qui sont obligés de maintenir le même cap une fois qu’ils sont engagés dans une direction, notre force est de maintenir cette série de connexions avec des fournisseurs, des distributeurs, des centres de recherche, des universités, qui agissent comme une sorte de matelas permettant d’amortir le choc en cas de crise importante. »

Ce qui s’est vérifié pendant la crise du Covid ?

B. A. : « Pendant plusieurs mois, nous n’avons pas pu réaliser de commercialisation avec des pays comme l’Inde ou le Pakistan, mais grâce à notre diversification, notre réseau d’autres distributeurs en Europe et hors-Europe ont pleinement joué leur rôle et ont permis d’amortir les effets de la crise. Avec, au final, des résultats fin 2020 identiques à ceux de fin 2019, qui était déjà notre meilleure année. »

Une entreprise tournée vers l’international

– C.A. Global : 3,5 millions €

– Exportations : 75% structurées comme suit :

Europe : 40 %
Asie : 15 %
Afrique : 10 %
CEI : 5 %
Moyen-Orient : 5 %

– De manière générale, une forte croissance a été enregistrée sur l’Asie et l’Afrique vers lesquelles les exportations ont doublé ces dernières années.

– Depuis 2012, D-tek commercialise un automate, le BlueDiver Instrument, à hauteur d’une machine par semaine. La machine la plus proche se situe à quelques kilomètres de D-tek, les plus lointaines au Pakistan (à Rawalpindi) et en Australie (à Sidney).

– À l’heure actuelle, plus de 500 machines sont actives, ce qui représente un record mondial pour une petite structure uniquement active dans l’auto-immunité.

– D-tek peut d’ores et déjà annoncer la commercialisation à la fin de cette année de la nouvelle version du BlueDiver Instrument, qui s’orientera vers les laboratoires accrédités et de tailles un peu plus importantes, essentiellement en Europe. 

– La réalisation de ce projet a été rendue possible en amont grâce à l’AWEX, par des rencontres avec des partenaires potentiels, ensuite grâce à la Région wallonne (DGO6 – avance récupérable), pour réaliser le projet en capitalisant sur le savoir-faire interne. Le tout permettant à terme une commercialisation en Belgique et à l’international. C’est le cercle vertueux wallon !

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