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La fonction publique bruxelloise renforce le bien-être de ses collaborateurs

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La pandémie a suscité nombre d’interrogations sur la manière de préserver la santé et le bien-être des travailleurs. Comme le souligne Muriel Dossin, Gestionnaire de projets RH à la Direction Stratégie & Organisation de talent.brussels, le gouvernement bruxellois en a tiré un plan d’action visant une nouvelle organisation du travail.

Muriel Dossin

Gestionnaire de projets RH

Direction Stratégie & Organisation de talent.brussels

Comment prend-on actuellement en compte le bien-être au sein de la fonction publique ?

Muriel Dossin : « Au sein du gouvernement bruxellois, le Covid a accéléré une réflexion déjà en cours à ce sujet avant la pandémie. En mars 2021, un groupe de travail a été chargé d’élaborer un plan d’action pour organiser le télétravail à l’ère post-Covid. Sur la base de ses propositions, le gouvernement a approuvé en juillet 2021 un plan intitulé ‘Télétravail : nouvelle approche de la gestion des RH et de l’organisation au sein de la fonction publique régionale de Bruxelles’. Il aborde divers aspects : juridiques, monitoring, nouveaux modes de management, etc. Les aspects financiers ont également été pris en compte puisqu’à moyen terme, il y a aussi une contrainte de neutralité budgétaire pour les finances régionales. »

Quel est rôle de talent.brussels dans ce domaine ?

M. D. : « Nous proposons différentes choses aux autres institutions de la Région, sans pour autant les imposer. Nous mettons notamment à leur disposition divers outils tels que ‘Bien vivre le travail hybride au sein de son organisation’. Il s’agit là d’un ensemble de guidelines élaborés avec la participation des acteurs ‘RH, organisation, diversité et bien-être’ au sein des différentes institutions. Plusieurs questions y sont abordées : que prévoir en termes d’ergonomie ? Comment réorganiser et donner un nouveau sens à des espaces qui ne sont plus occupés à temps plein ? Comment assurer une bonne communication entre les différents services et entre les collaborateurs ? Comment garantir à ceux-ci le droit à la déconnexion ? Nous disposons par ailleurs d’un large catalogue de formations qui leur permettent de mieux appréhender ces nouvelles réalités du travail. »

Au sein du gouvernement bruxellois, le Covid a accéléré une réflexion déjà en cours au sujet du bien-être au travail avant la pandémie.

Vous organisez aussi des journées bien-être…

M. D. : « En effet, l’une de celles-ci a eu lieu en novembre dernier. Le thème générique en était le travail hybride, avec l’intervention de plusieurs experts. D’autres journées thématiques sont prévues. Au-delà du respect du code du bien-être au travail, leur objectif est de s’inscrire dans une démarche plus large de qualité de vie au travail (QVT). Apparue dans les pays anglo-saxons au cours des années 1970, cette approche s’est fort développée en France depuis une dizaine d’années. Elle se nourrit notamment des avancées des recherches dans les domaines des sciences humaines et de la santé. »

Nous proposons divers outils aux institutions de la Région Bruxelloise, sans pour autant les imposer.

Cette démarche dépasse de loin le seul cadre du bien-être…

M. D. : « Effectivement ! Outre les problématiques typiques du bien-être, comme les conditions de travail et les relations interpersonnelles par exemple, elle englobe aussi des éléments comme l’égalité, l’intérêt du travail, le sentiment d’implication, le degré d’autonomie et de responsabilisation, le droit à l’erreur, la reconnaissance et la valorisation du travail effectué. On fait ici le pari qu’un collaborateur qui se sent épanoui dans son travail sera plus engagé et donc plus efficient. »

Des journées bien-être sont organisées afin d’attirer l’attention sur diverses thématiques liées à la qualité de vie au travail.

« Évidemment, cela nécessite de faire collaborer tous les acteurs des différentes politiques de gestion de l’organisation et du personnel. Elle implique la ligne hiérarchique, mais aussi les conseillers en prévention, les personnes de confiance ou encore les managers de la diversité. Tout ce travail repose sur la concertation, du pouvoir décisionnel et du groupe de travail initial jusqu’aux acteurs de terrain qui œuvrent au quotidien pour le bien-être au travail. Les journées bien-être sont le point d’orgue de cette démarche de dialogue ; elle met tous les acteurs en contact pour réfléchir ensemble à la construction collective du bien-être. »

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