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Durabilité

La RSE évolue vers plus de transversalité

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) avait une connotation d’obligation légale ou d’image. De nos jours, elle glisse vers la notion – bien plus large – de développement durable. Pour être efficace, elle doit devenir plus transversale.

Le point de vue de Gaëlle Janssens, Members Relations Manager, et Lara Piret, Change Facilitator de The Shift.

En 2015, le développement durable a été recadré par les Nations Unies au travers de 17 objectifs à atteindre d’ici 2030 pour garantir notre bien-être et celui des générations futures sur notre planète. Ils répondent aux défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés : inégalités, changement climatique, perte de biodiversité, paix, bonne gouvernance, éthique, etc.

De responsabilité à engagement

Pour les entreprises, la RSE est devenue un projet en soi au fil des années. La notion de responsabilité, qui fait bien plus appel au respect des règles, a fait place à celle d’engagement. Les entreprises tentent d’avoir un impact positif sur des enjeux globaux, tant sociaux qu’environnementaux ; alors qu’il y a 10 ans, elles se contentaient de publier un rapport – mentionnant des actions bien souvent éloignées de leur activité principale -, elles mesurent aujourd’hui de plus en plus leur impact direct.


Pour les entreprises, la notion de responsabilité, qui fait appel au respect des règles, a fait place à celle d’engagement.


L’importance des partenariats

Les entreprises mettent aussi en place de plus en plus de partenariats avec le monde associatif, les institutions académiques, les autorités publiques, etc. Ces dernières années, cette tendance s’est traduite notamment par l’émergence de projets dénommés « green deals », dans lesquels tous ces acteurs s’engagent à atteindre des objectifs communs via des actions concrètes. C’est par exemple le cas du green deal Cantines Durables, où le collectif d’acteurs engagés s’est fixé pour objectif de rendre plus durable le contenu des assiettes servies dans un tiers des cantines wallonnes: produits locaux et de saison, équitables, sains, financièrement accessibles à tous, etc.

Enfin, la RSE se veut de plus en plus transversale : elle doit s’infiltrer à chaque niveau et dans chaque fonction de l’entreprise… et ne plus être contingentée au seul département RSE !

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