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Durabilité

Le gaz au centre de toutes les attentions

Steven Van Caeckenberghe, General Manager de Gas.be.

L’entreprise Gas.be entend stimuler la réduction de CO2 et contribuer ainsi à la protection de l’environnement. Elle agit très concrètement en s’impliquant dans la transition énergétique vers le gaz vert et en offrant des primes.

Texte : Philippe Van Lil

Lutter contre le réchauffement climatique

En matière de lutte contre le réchauffement climatique, l’Union européenne s’est fixé des objectifs s’articulant principalement autour de trois axes : la part d’énergie renouvelable dans la consommation finale, les réductions d’émissions de gaz à effet de serre et l’efficacité énergétique.

Dans ce contexte, Steven Van Caeckenberghe, General Manager de Gas.be, souligne que « le gaz renouvelable représente un potentiel de contribution majeure, permettant d’influer sur les deux premiers axes. De plus en plus de pays rejoignent des nations comme l’Allemagne, la Suède ou la France, qui ont anticipé et compris l’importance du gaz renouvelable. »

Une étude riche d’enseignements

Pour appuyer ses dires, Gas.be a confié une étude à ValBiom. « Cette étude a un triple mérite », estime notre interlocuteur : « Elle génère une information complète et actualisée sur le potentiel existant en Belgique ; elle alimente le débat autour des multiples perspectives de valorisation du biogaz ; enfin, elle offre à l’ensemble des acteurs concernés – filière biogaz, monde agricole, secteur gazier et monde politique – un point de départ à l’élaboration de stratégies intégrant le biogaz comme moyen d’atteindre les objectifs fixés par l’Europe. »

Cette étude révèle notamment les points suivants. Un : le potentiel de biogaz réaliste en Belgique est de 15,6 TWhPCS, ce qui correspondant à environ 9 % de la consommation de gaz naturel actuelle. Deux : ce potentiel se trouve majoritairement en zones agricoles de grandes cultures. Trois : l’exploitation de ce potentiel permettrait d’éviter 6 millions de tonnes de CO2 eq/an, ce qui correspond à quelque 88 % de l’économie à réaliser d’ici à 2030. Quatre : plus des 2/3 du potentiel de biogaz pourrait être injecté dans les réseaux de gaz naturel existants.


Cette étude est disponible sur le site www.gas.be


Prime de remplacement de chaudière

En pratique, l’action de Gas.be se concrétise aussi par un système d’octroi de primes. Elle en offre ainsi aux propriétaires d’habitations situés dans des immeubles afin d’encourager l’installation de nouvelles chaudières et la rénovation de leur cheminée. De telles initiatives s’avèrent à la fois écologiques et économiques.

Quiconque remplace un ancien appareil à gaz datant d’avant 2000 reçoit une prime de 500 €. Pour cela, il doit s’agir d’un remplacement par un nouvel appareil de chauffage central au gaz naturel, d’une puissance nominale maximale de 70 kW. Il peut s’agir par exemple d’une chaudière à condensation, d’une pompe à chaleur à gaz, d’un générateur d’air chaud à condensation ou d’une pompe à chaleur hybride utilisant du gaz naturel. La prime augmente de 5 € par kW supplémentaire, jusqu’à un maximum de 2 500 € par appareil.


Le gaz renouvelable représente un potentiel de contribution majeure dans les réductions d’émissions de gaz à effet de serre.


Sur le plan écologique, l’installation d’une chaudière à condensation permet en moyenne une réduction de 30 % à 48 % des émissions de CO2par an dans l’atmosphère, ainsi qu’une économie annuelle de 440 à 700 € sur la facture énergétique.

Prime de rénovation de cheminée

Lorsque, dans un immeuble, on désire connecter plusieurs chaudières à condensation à gaz individuelles à une même cheminée, cela nécessite une modification radicale du tubage. Celui-ci est en effet plus complexe. Si une telle rénovation est relativement coûteuse, elle est néanmoins synonyme à terme de gains écologiques – réduction du CO2– autant qu’économiques.

Afin d’encourager de telles connections, Gas.be offre une prime de 300 € par chaudière raccordée, avec un maximum de 15 000 € pour un même immeuble. Pour en bénéficier, il doit s’agir d’une chaudière à condensation portant le marquage CE pour la Belgique et portant au minimum le label énergétique de classe EE « A ».

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